2 janvier 2008
" THE DAY WHEN MEN OF GOOD WILL LIVE IN PEACE AGAIN "
En dépit de la hausse régulière et salutaire du prix des places, le HOOLIGANISME n'a pas fini d'empoisonner le football britannique, y compris en première division. Faut-il en déduire que la violence contamine mme les couches les plus saines et de la société ou, plus probablement, y voir l'effet d'un GLISSEMENT TEMPOREL orchestré par la malveillance achronique ? Cet article en est la preuve, qui, derrière le faux témoin, laisse transparaître le vrai suspect :
" Fun " est, comme " cant ", comme " humour ", un mot spécial, intraduisible. Le fun est la farce ce que le piment est au sel. Pénétrer dans une maison, y briser une glace de prix, y balafrer les portraits de famille, empoisonner le chien, mettre un chat dans la volière, cela s'appelle " tailler une pièce de fun ". Donner une fausse mauvaise nouvelle qui fait prendre aux personnes le deuil tort, c'est du fun. C'est le fun qui a fait un trou carré dans un Holbein Hampton Court. Le fun serait fier si c'était lui qui avait cassé les bras la Vénus de Milo. () un jeune lord millionnaire qui avait mis le feu la nuit une chaumière fut proclamé " roi du fun ". () Les membres du Fun Club, tous de la plus haute aristocratie, couraient Londres l'heure o les bourgeois dorment, arrachaient les gonds des volets, coupaient les tuyaux des pompes, défonçaient les citernes, décrochaient les enseignes, saccageaient les cultures, teignaient les réverbères, sciaient les poutres d'étai des maisons, cassaient les carreaux des fenêtres, surtout dans les quartiers indigents. () Sur divers points de l'Angleterre ou des possessions anglaises, Guernesey par exemple, de temps en temps on vous dévaste un peu votre maison la nuit, on vous brise une culture, on vous arrache le marteau de votre porte, etc. Si c'étaient des pauvres, on les enverrait au bagne ; mais ce sont d'aimables jeunes gens.
V.H.
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