La conscience éclaire de sa lueur, à tout moment, cette partie immédiate du passé qui, penchée sur l'avenir, travaille à le réaliser et à se l'adjoindre. L'une, FIXÉE DANS L'ORGANISME DE L'AUTRE, n'est point autre chose que l'ensemble des mécanismes — intelligemment montés — qui assurent une réplique convenable aux diverses interpellations possibles.
     Le premier se prolonge dans le second, mais il ne peut s'y prolonger sans se distraire de sa direction — comme il arriverait à un sauteur qui, pour franchir l'obstacle, serait obligé d'en détourner les yeux et de se regarder lui-même. Tout s'organise — dans des sphères joyeuses ou menaçantes — autour de sa propre pulsation centrale — celui qui rêve et dont les JEUX DE MOTS sondent les antiques tunnels et les égouts fétides des vérités perdues.
    
     Souvent ce mouvement a dévié, bien souvent aussi il a été arrêté net — ce qui ne devait être qu'un lieu de passage est devenu un terme. De ce nouveau point de vue, l'insuccès apparaît comme la règle, le succès comme exceptionnel et toujours imparfait.
    
     C'est la contorsion qui importe, c'est elle qui intéresse… Peut-être seulement PARCE QU'IL Y A DANS LES PIRES CALEMBOURS QUELQUE CHOSE DE PROFONDÉMENT MAGIQUE —
     On peut considérer a contrario la fameuse apostrophe de Frédéric Moulin à La Dinde :
     « J'y vois, moi, la poésie de la paresse ! »
    

2